Ariane Aubert Bonn – Journal le Havre
L’événement québécois de bande dessinée D’heure en heure est inspiré du «Hourly comic day» américain qui a pour but la réalisation d’un élément de bande dessinée par heure dans la journée, du lever au coucher. Le sujet est la journée du participant lui-même. Deux artistes de la MRC du Rocher-Percé ont participé à l’événement le 20 mars dernier. . À l’affut Lorsque le défi représente la traduction du quotidien en BD, il faut demeurer éveillé à tout ce qui se passe. Comme l’explique Marie-Eve Tessier-Collin, «Je réfléchissais sans cesse à ce que je pourrais raconter. Je portais attention aux moindres détails.» De case en case, les participants publiaient leurs œuvres sur internet. Comme l’indique Nancy Beaudin-Dorion, «L’échange entre les participants suscitait des réactions instantanées. Déjà après quelques heures, je me rendais compte que je vivais ma journée différemment. Je la vivais en bande dessinée.» Au rythme des heures Devant produire une série de cases à chaque heure, les participantes ont vécu le temps autrement. Nancy Beaudin-Dorion affirme qu’elle n’avait jamais dessiné à ce rythme-là. Marie-Eve Tessier-Collin, pour sa part, a constaté qu’«une heure, ça passe vite!». Le temps d’arrêt à prendre à chaque heure lui a permis de réfléchir à chaque étape de sa journée.
Nancy Beaudin-Dorion a fait remarquer «pour que tout le monde comprenne ce dont on parle, il faut parler dans le langage universel de la BD. Mon bureau ne ressemble pas vraiment à un bureau conventionnel. Je l’ai alors modifié dans mes dessins pour permettre la compréhension générale.» Les deux participantes s’entendent pour dire qu’en ayant toujours en arrière pensée la «traduction» en bande dessinée, elles ont vécu leur journée différemment. Quotidien intéressant Le Journal s’est intéressé à savoir si le quotidien pouvait représenter un sujet d’intérêt pour les lecteurs. Comme l’a mentionné Marie-Eve Tessier-Collin, «Avec l’essor de la télé-réalité, on sait que les gens ont un petit côté voyeur et qu’ils s’intéressent à la vie des autres. Cependant, on est libre de choisir ce qu’on veut dessiner ou non. Faire une BD intéressante sur une journée ordinaire représente le défi principal du projet.» Unanimement, les participantes ont hâte de voir les œuvres de leurs compatriotes à travers le Québec.
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** j’ai mis la section « dossier de presse » à jour ! :)










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